(obliginfos) - Jeudi noir pour les places boursières sur fond d’indicateurs économiques peu engageants en Asie, en Europe et aux Etats-Unis, et de crainte persistante au sujet des dettes souveraines de la zone euro.
Sur le Vieux continent, les marchés actions dévissent dans un contexte peu porteur pour les actifs risqués. Ainsi, l’indice Euro Stoxx 50 lâche-t-il 2,35%, à 2 727,83 points. A la Bourse de Paris, le CAC 40 chute de 2,2%, à 3 788,34 points. Les bancaires et les valeurs cycliques sont les plus affectées par les prises de bénéfices. Toutefois, aucune action composant l’indicateur phare parisien n’échappe à la baisse, signe du vent de panique qui traverse le marché.
Après le discours bien peu engageant de la Fed au sujet de la croissance américaine, les indices PMI d’activité dans la zone euro et en Chine ont montré, ce matin, un ralentissement plus marqué que prévu de la croissance.
A ces craintes sur la conjoncture économique s’ajoutent celles persistantes concernant la Grèce. Le sommet des chefs d’Etat ou de gouvernement de l’UE, qui se tient aujourd’hui et demain, ne devrait guère contribuer à réduire les incertitudes pesant sur le marché, la décision sur une aide supplémentaire à la Grèce ayant été reportée à début juillet.
Les investisseurs fuient vers les actifs refuges comme les emprunts d’Etat allemands qui bénéficient d’un regain d’intérêt les poussant à la hausse. Du coup, les rendements se replient à des plus bas cette année. Celui du Bund à 10 ans se détend de 7 points de base, à 2,88%. Prix et rendement des obligations évoluent en sens inverse. Le taux à 2 ans, celui du Schatz, se resserre de 10 pb, à 1,38%.
Sur les marchés à terme, les contrats futures sur Euro-Bund à 10 ans, échéance septembre, bondissent de 77 ticks, à 126,98.
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Si les machés ne sont pas convaincus par les conclusions du sommet, je crains le pire.