Droits de douane : pour Donald Trump, « c’était la bonne décision »

Lors du Forum Économique de Davos ce mercredi, Donald Trump a déclaré que les droits de douane qu’il a imposés en avril 2025 ont radicalement réduit le déficit commercial des États-Unis. Selon lui, « c’était la bonne décision » pour ne plus que le pays de l’Oncle Sam se fasse plumer par les autres, en particulier l’Union européenne, à qui il a infligé une hausse de 15% des tarifs douaniers. Et il n’en a pas encore fini avec l’UE.
Toujours fidèle à lui-même. Très attendu ce mercredi au Forum Économique de Davos (World Economic Forum ou WEF), en Suisse, Donald Trump a livré une nouvelle fois un discours fleuve dithyrambique à son propre égard. Le président américain n’a eu de cesse de louer son travail « formidable », qui aurait permis à l’économie américaine de croître exponentiellement après une prétendue léthargie sous Joe Biden, qu’il appelle « Joe Sleep » pour se moquer. Ce rayonnement de l’économie US dont il parle serait en grande partie dû aux droits de douane qu’il a imposés à pratiquement tous les pays, comme une fessée qu’un père inflige à tous ses enfants, à tour de rôle.
Les droits de douane étaient « une bonne décision »
Moins d’un an après l’annonce de ces tarifs douaniers, Donald Trump se dit très satisfait du premier bilan. Il aurait obtenu le résultat escompté. « Avec les droits de douane, nous avons radicalement réduit notre déficit commercial. C’était de l’argent gaspillé. Maintenant, tout le monde est d’accord pour dire que c’était la bonne décision », a assuré le locataire de la Maison Blanche. S’il a imposé des droits de douane de 15% à l’Union européenne, le dirigeant américain a fait une fixation sur la Suisse lors de son discours au WEF de Davos. Il a justifié l’imposition de tarifs douaniers sur les produits helvétiques et a dit regretter « l’attitude agressive » de Karin Keller-Sutter, l’ancienne présidente de la Confédération.
Donald Trump dit avoir eu pitié de la Suisse
« La Suisse est un endroit formidable, avec des gens extrêmement brillants », a d’abord lancé Donald Trump, avant de dire que ce pays profite largement du marché américain. « Ils arrivent, ils vendent leurs montres, pas de droits de douane, ils rentrent chez eux, et ils gagnent 41 milliards de dollars au passage », s’est-il plaint. Le président américain assure qu’il aurait pu imposer 70% de taxes à la Suisse, mais que celle-ci serait certainement détruite à l’heure actuelle. Il ne le fera donc pas… On a presqu’envie d’implorer Berne pour lui témoigner sa gratitude…
Donald Trump menace de droits de douane supplémentaires huit pays européens pour leur opposition à son annexion du Groenland
Ces déclarations de Donald Trump interviennent alors que la Suisse veut faire avancer l’accord avec les Etats-Unis afin de sécuriser les taxes de 15% appliquées depuis novembre. Berne devrait se dépêcher car le dirigeant républicain est très lunatique. Il joue au yoyo tarifaire depuis des mois. Pour preuve, le locataire de la Maison Blanche vient de menacer huit pays européens – France, Allemagne, Danemark, Norvège, Suède, Finlande, Pays-Bas et Royaume-Uni, aujourd’hui sorti de l’UE – de nouveaux droits de douane
Leur péché ? Avoir contesté ses velléités d’annexion du Groenland, dont il prétend maintenant ne plus vouloir prendre par la force. Donald Trump a également prévenu qu’il taxerait à 200% les vins français, si Emmanuel Macron ne répondait pas favorablement à son invitation à intégrer le Conseil de paix, sorte d’organisation internationale qui devrait remplacer l’ONU. Visiblement, M. Tariffman n’aime pas qu’on lui résiste.




































