Gaz : le prix de référence augmentera de 6,3% au 1er octobre
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé jeudi que le prix de référence du gaz va augmenter de 6,3% au 1er octobre prochain. Cette nouvelle hausse importante, après celle du 1er septembre, concerna quelque 6 millions de foyers français ayant souscrit à une offre indexée. Elle est directement liée au conflit dans le détroit d’Ormuz, qui a repris de plus bel depuis quelques jours.
Après une hausse de 5,6 % en septembre, le prix du gaz va de nouveau augmenter au 1er octobre 2026. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé, le jeudi 10 septembre, que le Prix Repère de Vente de Gaz (PRVG) progressera encore de 6,3 % TTC en moyenne dès le mois prochain. Il atteindra 182,88 euro/MWh TTC, contre 172,05 euro/MWh en septembre. Pour les consommateurs dont l’offre est indexée sur ce prix repère (PRVG), le surcoût est donc estimé à 5,28 euro TTC en moyenne sur la seule facture du mois prochain.
Tous les consommateurs ne paieront pas obligatoirement le surcoût
Depuis la fin des tarifs réglementés de vente du gaz en juillet 2023, la CRE publie chaque mois le PRVG afin de fournir aux particuliers une référence leur permettant de comparer les offres du marché. En effet, les fournisseurs restent libres de fixer leurs tarifs et leurs conditions commerciales. La CRE note que la hausse de 6,3 % annoncée correspond à l’évolution moyenne du PRVG tous profils de consommation confondus. Aussi, elle précise que ce changement ne signifie pas que chaque consommateur paiera le surcoût à 5,28 euro TTC en moyenne sur la seule facture d’octobre.
La hausse du prix du gaz liée à la guerre dans le détroit d’Ormuz
De fait, le montant dépend de la consommation du logement, du type de contrat souscrit, du prix du kWh et de l’abonnement. Il repose aussi sur l’évolution future des marchés et des températures pendant la saison de chauffe. Selon la CRE, l’importante hausse du PRVG en octobre est la conséquence d’une augmentation des prix sur les marchés du gaz au mois d’août comparativement à juillet. Cette dernière situation est liée principalement à la guerre dans le détroit d’Ormuz et au blocage des routes d’acheminement du gaz. Ce canal par lequel transite 20% de l’offre mondiale d’hydrocarbures fait l’objet d’une bataille entre l’Iran et les Etats-Unis pour son contrôle. Sa fermeture oblige les pays à se tourner vers d’autres fournisseurs ou circuits et parfois à payer plus cher.
Un autre canal stratégique aux mains des alliés de Téhéran au Yémen
La situation pourrait empirer avec la prise cette semaine par les Houthis de plusieurs villes au Yémen, dont celle stratégique de Mokha. Ce port historique sur la mer Rouge a été pris jeudi 10 septembre 2026. Il se situe à 70 km au nord du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, passage clé pour le commerce maritime. En bloquant également ce canal, l’Iran et ses alliés houthis pourraient déstabiliser les marchés pétroliers et gaziers. Mais tout dépend de Donald Trump, qui ne sait plus vraiment les objectifs à atteindre en Iran. Le président américain a laissé entendre que le conflit prendra fin en novembre, après les midterms. Mais que vaut sa parole ?
