Etats-Unis : les ventes de logements anciens au plus bas depuis neuf mois

En mars, les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont chuté à leur plus bas niveau en neuf mois. Elles ont baissé de 3,6 % d’un mois à l’autre, pour atteindre un taux annuel corrigé des variations saisonnières de 3,98 millions, et reculé de 1,0 % par rapport à mars 2025. Elle s’explique par l’effet conjugué d’un inventaire restreint, d’une remontée des taux d’intérêt et des inquiétudes croissantes concernant le marché du travail.
Aux Etats-Unis, le marché de l’immobilier existant fait grise mine en mars. Les ventes de logements anciens, qui représentent plus de 90 % du total des ventes de biens immobiliers, ont reculé de 3,6% par rapport à février. Elles ont atteint 3,98 millions d’unités, soit le niveau le plus bas depuis juin 2025, selon un rapport de la National Association of REALTORS (NAR), publié début avril. Ce compte rendu fournit à l’ensemble du secteur immobilier américain (agents, acheteurs et vendeurs) des données sur le niveau des ventes, les prix et l’offre de logements.
Une hausse du stock de logements anciens
Le rendement de mars est en deçà des attentes des investisseurs. Ceux-ci prévoyaient une meilleure performance, autour de 4,05 millions de ventes, d’après le consensus publié par MarketWatch. La NAR note que ce repli des ventes intervient alors que le stock de logements anciens a progressé de 3,0% pour atteindre 1,36 million d’unités.
Ce volume reste toutefois inférieur aux niveaux pré-pandémiques. Sur un an, l’offre de logement est en hausse de 2,3%. Au rythme actuel des ventes, la NAR estime qu’il faudrait 4,1 mois pour épuiser l’inventaire existant, contre 4,0 mois l’an dernier. L’organisme explique qu’en mars, le conflit israélo-iranien, qui a dopé les prix de l’essence et provoqué un repli des marchés boursiers, rogne le pouvoir d’achat et le patrimoine des ménages.
Une remontée des taux d’intérêt et des inquiétudes croissantes concernant le marché du travail
La NAR relève également que le moral des consommateurs a plongé à un plus bas historique, un autre frein aux transactions immobilières. Par ailleurs, l’agence évoque un inventaire restreint des biens en mars, une remontée des taux d’intérêt et des inquiétudes croissantes concernant le marché du travail.
Concernant les taux d’intérêt, en particulier, ceux des prêts immobiliers à 30 ans, les plus populaires aux États-Unis, étaient en moyenne de 6,37% au 9 avril, d’après des chiffres de Freddie Mac. Ils étaient passés sous la barre symbolique des 6% fin février, avant les premières frappes américano-israéliennes sur l’Iran, le samedi 28. L’administration Donald Trump, qui veut rendre l’accès à la propriété plus abordable, s’était réjouie de cette évolution.
La NAR révise sa prévision de croissance des ventes de logements anciens pour 2026
En avril, la NAR s’attend à ce que « la baisse de la confiance des consommateurs et le ralentissement de la croissance de l’emploi continuent de freiner les acheteurs ». Elle a donc révisé sa prévision de croissance des ventes de logements anciens pour 2026 à 4%, contre 14% précédemment. L’agence prévoit en revanche que les ventes de logements neufs restent stables.
C’est une révision à la baisse par rapport à la prévision précédente qui tablait sur une hausse de 5 %. Quant aux prévisions concernant le prix médian des logements, elles demeurent inchangées, avec une augmentation prévue de 4 % cette année. En mars 2025, le prix de vente médian était de 408.800 dollars (+1,4% sur un an).




































