Marchésune

Le pétrole en baisse malgré les tensions géopolitiques

Photo de Etienne Girardet sur Unsplash

Ce lundi, le pétrole a continué de fléchir sur les marchés financiers, atteignant 76,94 dollars le baril pour le Brent de la mer du Nord dans la matinée. Cette baisse de prix intervient malgré les tensions géopolitiques toujours présentes au Moyen-Orient. Les investisseurs préfèrent porter leur attention sur l’économie américaine et la Fed.

Surfant sur la tendance de la semaine dernière, les prix du pétrole ont continué de fléchir sur les marchés financiers ce lundi matin. Vers 10H50 GMT (11H50 HEC), ils ont baissé de 0,50% à 76,94 dollars pour le baril de Brent de la mer du Nord. L’équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), a lui reculé de 0,65% à 71,81 dollars.

Le pétrole chute en dépit du contexte géopolitique au Moyen-Orient

Dans les premiers échanges asiatiques, les prix du pétrole se sont stabilisés tôt ce lundi, après les fortes chutes de la semaine dernière. Le baril du Brent a augmenté de 8 cents à 77,41 dollars, tandis le pétrole américain West Texas Intermediate se maintenait à 72,28 dollars le baril. Vendredi dernier, les deux références ont fini en baisse d’environ 7%. Pourtant ce jour-là, les négociations sur un cessez-le-feu à Gaza se poursuivaient en Egypte et les États-Unis prévoyaient de nouvelles frappes contre les groupes armés soutenus par l’Iran.

Nouvelles frappes américaines contre les Houthis

On pense que les investisseurs ont réagi à la publication des données sur l’emploi américain. Celles-ci suggéraient un report des réductions de taux d’intérêt de la part de la banque centrale américaine (Fed). Sur les marchés occidentaux aussi, les investisseurs ont fait fi de l’intensification des tensions au Moyen-Orient avec les nouvelles frappes aériennes menées par les Etats Unis et le Royaume-Uni en réponse à une attaque meurtrière contre une base américaine en Jordanie.

Les rebelles yéménites perturbent les routes commerciales du pétrole

Les alliés ont effectué au total 36 frappes samedi contre les groupes pro iraniens. En particulier contre les Houthis du Yémen, qui s’attaquent aux navires marchands en Mer Rouge, les obligeant à faire un grand détour par le Cap (Afrique du Sud). Les agissements des rebelles yéménites, en soutien au peuple palestinien de Gaza et au Hamas sous le feu de l’armée israélienne, perturbent les routes commerciales mondiales du pétrole. Mais globalement, l’approvisionnement n’est pas affecté.

Vers un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas ?

Les forces américaines ont mené de nouvelles frappes aériennes ce dimanche contre cinq missiles au Yémen. Des analystes de matières premières pensent qu’il n’y a pas de raison de paniquer tant que les actions militaires américaines ne touchent pas à l’Iran. Aussi, ils estiment avoir de bonnes raisons de croire en un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, à l’issue des négociations au Caire. Cet arrêt des combats devrait réduire les tensions au Moyen-Orient, après plus de trois mois de combats à Gaza.

Une baisse des taux de la Fed peu probable

Pour l’heure, les investisseurs se concentrent davantage sur l’évolution de la situation aux États-Unis et sur les attentes concernant la stratégie à court terme de la réserve fédérale (Fed). A la suite de la publication vendredi du nouveau rapport très positif sur l’emploi Outre-Atlantique, ils ont revu à la baisse leurs prévisions de réduction des taux d’intérêt américains. C’est plutôt bien vu. En effet, le président de la Fed, Jerome Powell, a jugé dimanche peu probable une nouvelle baisse des taux lors de la prochaine en mars.